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LES PRINCIPALES TECHNIQUES DE SUTURE

Sommaire :
Sutures à points interrompus
Sutures à points continus
 

Le succès d'une chirurgie parodontale repose en grande partie sur l'étude minutieuse de l'environnement parodontal, sur le respect des indications, et sur un protocole chirurgical rigoureux.

Les objectifs de la suture sont multiples:
• recouvrir l'os alvéolaire, interdentaire ou crestal par les tissus mous;
• rapprocher tes berges muqueuses après extraction, pour favoriser la cicatrisation et réduire tes complications postopératoires ;
• autoriser le déplacement et l'immobilisation d'un tombeau ou d'un greffon muqueux autogène dans une position adéquate;
• faciliter l'hémostase et prévenir l'hémorragie postopératoire;
• réduire le risque de fuite des biomatériaux hémostatiques ou de comblement;
• permettre le positionnement des membranes destinées à la régénération tissulaire guidée ;
• fermer la plaie, donc limiter les contaminations alimentaires.

Afin de satisfaire peu ou prou ces ambitions, ta réalisation parfaite de ta suture reste une préoccupation majeure du praticien. Aussi L'objectif de ce travail sera de présenter tes principales techniques de suture qui permettent de répondre quotidiennement à l'ensemble des situations rencontrées par l'omnipraticien.

DRIDI M.*, DANAN M.**
*Assistante Hospitalo-Universitaire (ParisV). Service de Biochimie.
**Maître de Conférence. Praticien Hospitalier (Paris V). Service de Parodontologie.
1 rue Maurice Arnoux 92120 Montrouge



Principales techniques de suture en parodontie

La suture est le moyen par lequel le fil. passe d'un point à l'autre, le point étant celui par lequel l'aiguille entre en rapport avec te tissu en le transperçant, (Pasqualini et Gallini, 1989). Nous ne détaillerons que les principales techniques de suture utiles en pratique quotidienne, à savoir: les sutures à points interrompus ; point en '0', point en '8', points dits de Matelassier, point en croix ; les sutures à points continus ; points dits de Matelassier. le surjet, les sutures suspendues.

SUTURES A POINTS INTERROMPUS
Elles sont réservées le plus souvent aux lambeaux peu étendus et peuvent être réalisées pour des lambeaux de grande étendue avec néanmoins l'inconvénient de la multiplicité des noeuds.

Le point en '0'  


Schéma 1 -
Point en 'O': le fil passe en dessous du trait d'incision

Avantages :

rapide et très facile à exécuter, le point en 0 autorise un contact bord à bord de deux berges. Il peut être réalisé dans les tissus gingivaux ou périostés.

Inconvénients :
le point en '0' ne permet pas de plaquer le lambeau sur toute sa hauteur. Le risque de cisaillement n'est pas négligeable lorsque le lambeau est tracté coronairement surtout si la gencive est fine.
Le fil passe en dessous du trait d'incision (schéma 1), situation qui peut altérer le processus de cicatrisation surtout au moment de la dépose des fils.

Principales indications :
le point en '0' est recommandé pour suturer des lambeaux dont le décollement est minime. Il est également apprécié pour suturer des incisions de décharge (fig. 13), pour favoriser le rapprochement des berges après extraction ou après un Distal Wedge (fig. 14), ou pour amarrer aux berges du site receveur un greffon muqueux. Dans cette dernière situation, le point en '0' peut être réalisé en transperçant le périoste, ce qui permet de fixer efficacement le greffon sur son lit receveur.

Réalisation : fig. 7 à 12.


Le point en '8'  


Schéma 2 -
Point en '8':le fil s'interpose
entre les deux berges

Avantages :

simple et rapide, il assure une parfaite fermeture de la plaie.

Inconvénients :
le point en 8 présente les mêmes inconvénients que le point en 0, avec en plus interposition du fil entre les deux berges, ce qui interdit une cicatrisation de première intention
(fig. 13 et schéma 2).

Principales indications :

le point en 8, très facile d'exécution, est en général réservé aux situations où l'accès empêche la réalisation des points en'0'

Il est particulièrement déconseillé pour suturer des incisions de décharge, des crêtes édentées ou dans des situations d'extractions multiples.

Réalisation :
fig. 15 à 17.


Les points dits de Matelassier





Schémas 3a, 3b -
Point dit de Matelassier vertical: le fil traverse en vestibulaire
et en palatin l'épaisseur
du lambeau (a, b).
Le fil passe au-dessus
du trait d'incision (b).


Avantages :
Ces points permettent, par un double amarrage, d'assurer le plaquage intime du lambeau sur les structures sous-jacentes (schéma 3a). Le lambeau est bien stabilisé, ce qui évite son déplacement en cas de compression. Les fils passent au-dessus du trait d'incision, ce qui autorise une cicatrisation de première intention (schéma 3b).
Les points dits de Matelassier résistent à une traction coronaire du lambeau. Les risques de cisaillement sont minimes.
Ils peuvent être effectués dans le périoste.

Inconvénient :
difficile d'exécution.

Principales indications :
la suture à points dits de Matelassier représente la suture inter-dentaire privilégiée de la chirurgie de pleine épaisseur (lambeaux d'assainissement, chirurgie de comblement, régénération tissulaire guidée ... ).
Les points périostés d'immobilisation en CMG sont en général des points de Matelassier.

Réalisation :
deux types de points sont décrits, le Matelassier vertical et le Matelassier horizontal (fig. 18 à 28). Lorsque la gencive kératinisée est réduite ou lorsque la papille présente une fissure ou un sillon médian, le point horizontal est préféré (schéma 4).


Le point croisé

Le point croisé est très apprécié pour rapprocher les berges d'une alvéole et pour y maintenir un biomatériau hémostatique. Il s'effectue en suivant les principes du point de Matelassier horizontal (fig. 29 à 31).



SUTURES A POINTS CONTINUS
Lorsque les lambeaux sont de grande étendue, les sutures à points continus apportent plusieurs avantages : rapidité d'exécution, tension symétrique exercée sur les lambeaux opposés, nombre de noeuds limité (l ou 2). Leur principal inconvénient apparaît lorsque le noeud se défait, ayant pour conséquence le relâchement de la suture, en plus de l'inconfort que ressent le patient si la plaie n'est pas recouverte par un pansement parodontal. Les sutures à points continus sont dites simples si elles intéressent un lambeau, et doubles si elles intéressent deux lambeaux opposés.

 
La suture suspendue simple

Avantages :
la suture suspendue simple permet de suturer un lambeau indépendamment du côté opposé non opéré, sans tension et dans une position différente de sa situation initiale.

Inconvénients :
difficile à réaliser, la suture suspendue ne permet pas de plaquer le lambeau sur toute
sa hauteur.

Principales indications :
les sutures suspendues simples sont en général effectuées lorsque le lambeau de pleine épaisseur ou d'épaisseur partielle est positionné apicalement ou coronairement. Elles sont également appréciées en régénération tissulaire guidée pour suturer le lambeau sans tension sur la membrane.

Réalisation :
fig. 32 à 38.



Le surjet

Avantages :
le surjet (suture double par définition) autorise un très bon rapprochement de deux berges sur une longue distance, en exerçant une pression identique des deux côtés.

Inconvénient :

difficile d'exécution surtout lorsque la gencive est de hauteur réduite.

Principales indications :

ce type de suture est en général réservé pour la chirurgie de crêtes, après des extractions multiples. Le surjet peut également être réalisé pour suturer une incision de décharge importante (fig. 46).

Réalisation :
fig. 39 à 46.



La suture double à points dits de Matelassier continus

Ce type de suture est très apprécié en chirurgie de pleine épaisseur, notamment lorsque les lambeaux intéressent un secteur postérieur associé à un distal wedge.
Les avantages et les inconvénients
sont les mêmes que pour les sutures à points dits de Matelassier interrompus.
Réalisation : fig. 47 à 58.




 


 

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